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LES HOMMES LES PLUS STYLÉS (1)


                                     MARCELLO





                         MASTROIANNI









                       L’élégance à l’italienne







                               PAR LEURS LOOKS SUCCESSIFS, L’ÉLÉGANCE DE LEUR MISE ET, TOUT AUSSI IMPORTANT,
                               DE LEUR ATTITUDE, ILS SONT DES ICÔNES INDÉMODABLES. CHAQUE MOIS, NOUS VOUS
                                                      PRÉSENTONS L’UN DE CES HOMMES.



                                             On retient de Marcello Mastroianni sa démarche, son regard, sa
                                             manière de tenir une cigarette et sa présence au monde. Il est
                                             la quintessence de l’Italie de la deuxième moitié du XXe siècle,

                                             dans son désenchantement raffiné et son élégance vestimentaire

                                             jamais prise en défaut. Il savait jouer la décadence avec une classe
                                             folle, raison pour laquelle les grands cinéastes italiens l’ont choisi
                                             pour incarner leur vision désenchantée de leur pays, de Fellini à
                                             Visconti, d’Antonioni à Ferreri. Avec eux, Mastroianni a tout joué,
                                             passant du drame à la comédie, acceptant des rôles risqués dans

                                             des films très ambitieux, n’hésitant pas à mettre à mal son image
                                                  de séducteur dont il n’avait manifestement que faire.
                                             Paradoxe du comédien, le si italien Mastroianni s’est fondu dans
                                             les univers des cinéastes du monde entier : français, comme Louis
                                             Malle ; russes comme  Nikita Mikhalkov ; britanniques, comme
                                             John Boorman ; américains comme Robert Altman... Des cinéastes
                                             qui, il est vrai, portent un message universel dont le beau Marcello
                                                              était l’interprète idéal.

















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