Page 103 - VH Magazine N°133 - Octobre 2014
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ayant composé l’attelage marocain présent
lors des JEM, la discipline du dressage
individuel a vu la participation de Yassine
Rahmouni, qui avait déjà fait une forte
impression lors de sa participation aux Jeux
Olympiques de Londres de 2012. Enfin, pour
cette nouvelle discipline venue des Etats-
Unis qu’est le Reigning, c’est Khalid Khoumsi
qui s’est attelé avec brio à cette pratique aux
allures de rodéo texan.
UN DOMAINE D’AVENIR
Last but not least de cette participation
marocaine décidément conséquente aux
Jeux Equestres Mondiaux, celle de l’école
des arts équestres du Haras national de
Marrakech. Une formidable troupe de
voltigeurs qui ont été plébiscités à chacune
de leurs prestations. Le spectacle choré-
graphié par Lahcen Zinoun a représenté
une magistrale manière de magnifier la
beauté, l’intelligence, la robustesse et la
sobriété de cet animal loyal et endurant.
Et c’est Omar Skalli, le Directeur Général
de la SOREC présente aux JEM en tant
que fi lière de son ministère de tutelle, le
ministère de l’Agriculture et de la pêche
maritime, qui a été en charge de mettre en
avant le cheval barbe marocain. A signaler
que Skalli a été élu en 2012 président de
l’Organisation mondiale du Cheval barbe
(OMCB) et ce, pour un mandat de quatre
ans : «Notre présence aux JEM a pour but
de présenter le cheval Barbe marocain, ce
cheval d’exception, véritable ambassa-
deur du sport équestre marocain, dans un
environnement constitué du grand public,
mais aussi de connaisseurs : journalistes
spécialisés, organisateurs etc. Les JEM
représentent une formidable occasion
de communiquer sur ce cheval, sur les
multiples utilisations dont il peut faire
l’objet, notamment pour la Tbourida mais
aussi pour plusieurs des dix disciplines
équestres inscrites aux Jeux Olympiques :
dressage, voltige, endurance, Polo,
randonnée etc». Et Skalli de conclure :
«A ce titre, la randonnée, par exemple,
représente un formidable produit d’appel
pour développer le tourisme équestre au
Maroc. A titre d’exemple et puisque nous
sommes en Normandie, première région
équestre française, il faut savoir que
cette région génère à elle seule 1,1 milliard
d’euros de chiffre d’affaires annuel, grâce
à ce secteur d’activité et emploie 16163
personnes liées». Des chiffres édifiants
qui renseignent sur les potentialités que
recèle l’activité équine et le choix straté-
gique des plus hautes autorités d’investir
dans ce domaine d’avenir.
Octobre 2014 VH magazine 103

