Page 36 - VH Magazine N°165 / DÉCEMBRE 2017
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Il n’en a pas toujours été ainsi. Quand le
déclic a-t-il eu lieu ?
On peut dire sans hésitation que c’est en C.A.N
au Gabon que le groupe s’est soudé et trouvé la
solidarité nécessaire pour que l’équipe tourne. On
a éliminé la Côte d’Ivoire, en C.A.N, la Côte d’Ivoire
championne d’Afrique en titre, et après tout s’est
enchaîné positivement pour nous, alors que les
«Eléphants» se sont déglingués et ne se sont plus
relevés depuis.
Quant à nous, on a perdu 1-0 face à l’Egypte mais
sur une pelouse normale, car le champ de jeu était
Avecmon père, ce grand homme à qui je dois tout dans ma vie...
Avec mon père, ce grand homme à qui je dois tout dans ma vie... désastreux, on aurait dû gagner, car c’est fou le
di25novembre2017 àBerkane
Photo prise le samedi 25 novembre 2017, à Berkane
nombre de buts qu’on a ratés .
Le côté aléatoire du football ?
Pas seulement, le ballon était incontrôlable et a beau-
coup gêné nos joueurs. Ils nous l’ont fait remarquer
et s’en sont plaints.
Mais bon, la C.A.N a été pour nous un tremplin.
Et après il y eut la réconciliation entre le coach et
Ziyach. Et aussi le dîner amical avec les médias qui
a permis à tous de discuter et de crever les abcès
quand il y en avait.
" Jusqu’à la Coupe du Monde au mois de Juin, on va être tranquilles..."
Après, tout le monde s’est senti plus à l’aise et il y a
eu ce magnifique match contre le Mali (6-1) à Rabat
où on a senti que ça collait, que c’était reparti.
Il restait, après la C.A.N, 4 matchs à jouer en élimi-
natoires du Mondial 2018, on y a gagné 10 points
sur douze et on aurait pu faire 12 sur 12 si le pénalty
contre le Mali à Bamako n’avait pas été raté.
Après toutes les angoisses, le stress, les
problèmes, quand est-ce que vient le véri-
table soulagement ?
Pour moi, c’est le lendemain que je respire, et que
je me dis voila, on a réussi. Sur le coup, au siffl et
final il y a encore des choses à régler, et on est
encore trop pris par les émotions.
Oui, le matin du match, après une victoire, c’est là
qu’on respire et que l’on se dit, et bien au moins ce
matin, on n’a pas de problèmes alors qu’on vient
de passer plusieurs jours, avec chaque jour un
problème à régler.
Et maintenant ?
Désormais et jusqu’à la Coupe du Monde au mois
de Juin, on va être tranquilles, on va travailler, on
se préparera mais pendant cinq mois il n’y aura
pas la pression du résultat. Du moins pas dans
l’immédiat. On a le temps de voir venir, ça fera du
bien à tout le monde, car jusqu’au 11 novembre
dernier le rythme avait été infernal.
Le 1er décembre, il y eut le tirage au sort et il est
sûr qu’au vu du groupe B (avec Espagne, Portugal
et Iran), la trêve aura été de courte durée.
Il faut repartir sur le sentier de la performance,
mais cela est une autre histoire.
Avec le Président de la FIFA, Gianni Infantino.
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