Page 125 - VH Magazine N°187 - Novembre & Décembre 2020
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voyages compensent la frus-
tration de n’avoir pu construire
son parcours d’artiste à partir
de l’étranger et bénéficier des
opportunités offertes par ces pays
en matière d’art. « La période d’autres médiums, c’est pour qui, à sa grande déception reste
parisienne, dont nous exposons servir la peinture. Sa connais- un vœu pieux. Le peintre partage
quelques œuvres est à ce titre sance obsessionnelle de l’histoire sa passion par l’organisation
déterminante et fondatrice dans de l’art, il la tient de sa formation, d’expositions nationales et inter-
son parcours d’artiste. La singu- mais surtout de sa passion de la nationales (carte blanche en
larité de Fouad Bellamine est dès peinture dont il est au Maroc un 1996, double abstraction en 2001
lors repérée par les nombreux vrai passeur. Cette obstination etc.) dont il assure les commis-
critiques d’art qui ont suivi son de la transmission, s’exprime sariats. Nous lui devons aussi
travail. Arrivé sur la scène artis- d’abord dans l’enseignement et les nombreuses vocations de
tique au moment où l’on annonce par sa présence auprès de jeunes collectionneurs qu’il a suscitées,
déjà la mort de la peinture, Fouad artistes dont il perçoit le talent. Il sans oublier son implication
Bellamine avait les moyens de s’implique par ailleurs, dans les dans la promotion de la culture
s’ouvrir à d’autres pratiques multiples tentatives de réformes artistique au Maroc à travers la
plastiques, mais il est resté nationales visant à faire une petite création de collections d’œuvres
fondamentalement peintre. S’il place aux arts plastiques dans les d’art dans certaines institutions
introduit au cours de sa démarche programmes d’enseignement, ce étatiques».
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