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DOLCE VITA I I Exposition
KARIM A OUI
De feu et de fer mon cher Djack
Le sculpteur et designer Karim Alaoui, ouvre son atelier
casablancais pour nous donner à voir une série de travaux
où le métal prend toutes les formes possibles, dans une
approche entre lyrisme et poésie. Dans cet univers de fusion
où le bronze et l’aluminium se côtoient, Karim Alaoui nous offre une panoplie
de figures en apesanteur. On retrouve ici, toute la maîtrise de son outil de la
part d’un artiste qui a appris à bonne école auprès de différentes fonderies
d’art françaises et italiennes. La sculpture est ici appréhendée avec beaucoup
de recul prégnant le temps de ciseler les figures, de travailler les details de
découper les formes, dans des assemblages à part, qui sont la signature de
l’artiste. Le style est épuré, l’approche est simple et va à l’essentiel en mettant
en avant les détails qu’il faut dans une poésie de visages et de silhouettes qui
semblent portés par la grâce et la magie de l’élévation.
Aujourd’hui, et depuis plusieurs années, Karim Alaoui collabore avec de
grands designers et des architectes de renom. Il réalise des pièces uniques
qui trouvent vite place dans les plus belles demeures ici et ailleurs, avec
toujours ce cachet propre au designer.
Parmi ses plus belles pièces, on se souvient de cette sphère de quatre mètres
et demi de diamètre conçue avec le sculpteur Stephen Broadbent pour le
Palais des Congrès de Skhirat. Ses œuvres personnelles, telles ses silhouettes
longilignes, les fameux «Djack» font aujourd’hui office de référence.
PAR ABDELHAK NAJIB
10 VH magazine Janvier/Février 2017

