Page 117 - VH Magazine N°187 - Novembre & Décembre 2020
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rique et attachante. Il donne de la  de Sharrock est libre et pleine de   rappeler la condition humaine de
            place aux personnages, les fait vivre,  sensibilité. Il n’y a pas de jugement,   Ken Loach ou l’absurdité de la vie
            n’en fait pas des clichés. La caméra  juste des faits et des histoires. Des   d’Elia Soulaiman. Ben Sharrock,
            les aime et cela se voit, ils sont  bouts  de  vies,  des  instants,  des   c’est quelque chose en plus. C’est
            souvent sublimés par des gros plans  situations drôles, d’autres émou-  un parfait mélange entre l’humour
            qui captent un regard, un sourire  vantes. Le style du réalisateur est   british et la poésie arabe. Il réussit
            en coin, une expression. La caméra  authentique même s’il n’est pas sans   là le pari de faire rire sur des cours
                                                                               d’«éveil  culturel»  organisés  par
                                                                               Helga  et  Boris  campés  par  les
                                                                               brillants Sidse Babett-Knudsen et
                                                                               Kenneth Collard, aussi surréalistes
                                                                               qu’hilarants. Des cours sur la galan-
                                                                               terie, le harcèlement sexuel, ce qu’il
                                                                               faut faire ou ne pas faire. Et puis il y
                                                                               a les personnages, les amis d’Omar,
                                                                               les  âmes  égarées  aussi  comme
                                                                               Farhad,  joué  par  Vikash  Bhai,
                                                                               Wasef par Ola Orebiyi et Abedi par
                                                                               Kwabena Ansah, qui sont tout sauf
                                                                               des personnages secondaires ordi-
                                                                               naires. Dans ce film, il n’y a pas de
                                                                               petits rôles, il n’y a que de grandes
                                                                               scènes. Un beau moment de cinéma,
                                                                               une leçon humble sur l’humanité
                                                                               dont on devrait tenir compte, un film
                                                                               à plusieurs lectures, à double sens,
                                                                               qu’il est bon de voir et revoir.










































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